‹ Théâtre de pocheChapitre 63 sur 82 · GÉRONTE, VALÈRE · texte numérisé non relu

GÉRONTE, VALÈRE

^ÎÉRONTE.

Eh quoi ! c'est vous eneor?

VALÈRE

Mon oncle, je l'avoue, C'est moi.

GÉRONTE

Vos pieds prendront racine dans la boue ; Au même endroit planté vous restez trop longtemps. Mon cher, et vous aurez des feuilles au printemps !

VALÈRE

Je venais pour...

GÉRONTE

C'est bien ; allez-vous-en !

VALÈRE

De grâce!

GÉRONTE

Pas de grâce !

VALÈRE

Mon oncle ! ah ! que je vous embrasse!

GÉRONTE

Non! non! quel enibrasseur que monsieur mon neveu!

VALÈRE

Mon oncle, il faut qu'ici je vous fasse un aveu. . .

GÉRONTE

Je refuse louïe à tout aveu !

VALÈRE

Mon oncle!...

GÉRONTE

 beau milieu du nez qu'il me pousse un furoncle, Si j'écoute jamais rien de ce que tu dis !

Je t*ai déshérité ; de plus, je te maudis ! . . .

VALÈRE

J*aime...

GÉRONTE

Jeune indécent, quel mot cru! Sur ma nuque Vos impudicités font rougir ma perruque?

VALÈRE

Oui, j'aime Inez...

GÉRONTE

Assez ! Si je vous vois encor

Dans ces lieux. . . Regardez ce jonc à pomme d'or !

Yalèra s* éloigne. Enlre Frontin, qui échange avec lui un signe

d'intelligence.

VALÈRE

Mon oncle, vous avez des façons violentes.

GÉRONTE

Décampe... j*ai les mains de colère tremblantes.

VALÈRE

Calmez- vous... je m'en vais... Maintenant mon destin Dépend de Theureux sort des ruses de Frontin.

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