‹ Theatre de Regnard (volume 2)Chapitre 376 sur 434 · ACTE IV, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE II

Tu nous aurais tous mis dans un parfait repos,

Et le tout se serait passé bien à propos.

ÉRASTE

Faudra-t-il qu’un espoir fondé sur la justice En stériles regrets passe et s’évanouisse ?

Ne saurais-tu , Crispin , parer ce coup fatal ,

Et trouver promptement un remède à mon mal?

Tantôt tu méditais un héroïque ouvrage :

C’est dans les grands dangers qu’on voit un grand courage.

CRISPIN

Oui , je croyais tantôt réparer cet échec ;

Mais à présent j’échoue, et je demeure à sec.

Un autre, en pareil cas, serait aussi stérile.

S’il fallait, par hasard , d’un coup de main habile, Soustraire , escamoter sans bruit un testament Où vous seriez traité peu favorablement.

Peut-être je pourrais, par quelque coup d'adresse. Exercer mon talent et montrer ma prouesse :

Mais en faire trouver alors qu’il n’en est point ,

Le diable avec sa clique , et réduit à ce point ,

Fort inutilement s’y casserait la tête ;

Et cependant , monsieur, le diable n’est pas bête.

ÉRASTE

Tu veux donc me confondre et me désespérer ?

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