‹ Théatre de Regnard (volume 3)Chapitre 184 sur 404 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

rivera ; elle n'aura pas ud sou de mon bien. Premièrement , ma fille unique ne veut plus ôtre religieu»e ; je m'en vais la marier : mon frère le chanoine , qui lui ep veut depuis longtemps , la déshéritera ; car il est vindicatif. Pntience , patience ; elle ne sera pas toujours jeune.

USBTTE.

Hé! vraiment, c'est pour cela que nous songeons à profiler de la belle saison.

M»» BERTRAND

Oui! fort bien! 'et tout le profit qui vous en demeurera, c'est que vous mourrez toutes deux à l'hôpital , et déshonorées encore!

LISFIIS.

Oh! pour cela y non , madame; un bon mariage va nous mettre à couvert de la prédiction.

une BERTRAND.

Un bon mariage! £Ue ▼& se marier?

LISETTE

OuiyOïadame.

Mine BERTRAND.

A la bonne heure, Je ne m'en mè)e point; je la renonce pour ma nièce, et je ne prétends pas aider à tromper personne. Adieu.

LISE1TE

Nous ferons bien nos affaires sans vous ; ne vous mettez pas en peine.

ir»« BERTRAND.

Je crois qae ce sera quelque belle alliance !

USBTTE.

Ce sera un mariage dans toutes les formes ; et quand il sera l'ait , vous serez trop heureuse de nous faire la coar , et d'être la tante de votre nièce.

Page 1