‹ Théâtre de salonChapitre 115 sur 158 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

(L'orchestre joue comme introduclion l'air de Freyschutz.)

HIPPOLYTE,seui.

(Il fredonne Chasseur diligent.)

Mon nouvel ennemi Gabriel Lorot, qui était mon vieil ami hier, m'a laissé en partant ce billet, qui n'est pas doux.

(il lit.)

<i Monsieur,

« Trouvez-vous demain, au lever du soleil, au bord de

l'étang, avec du courage, vos armes, un témoin et un pâté

froid.

« Votre ennemi ,

« Gabriel Lorot. »

C'est bon !... tout est prêt, excepté mon témoin : où diable] dénicher un témoin ici?... Voyons si le soleil est levé, (u sel

met, à la fenotre i demi viiu.) Lc solell n'e?t pas lové... uiais, en rc-j vauche, voilA trois vieilles femmes qui doivent avoir toujours été vertueuses, car elles aiment à voir lever l'aurore. Que fonl-ellcs?... Bonjour, mesdames... bonjour!... Elles mej regardent de travers comme les sorcières de Macbeth...

USE VEUVE liNCÛNbOLABLE. 249

Hlles ont disparu... tant mieux! elles gâtaient le paysage... Ah ! voilà M. Baralier; hier, je ne l'ai vu qu'un instant... C'est égal, on peut en faire un témoin.

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