SCÈNE V
Les Mêmes, MADAME DE VALMONT.
MADAME DE VALMONT. (Elle arri»e du fond avec Ernesl.)
Oui, trois musiciens qui me manquent pour le quatuor!... Bonjour, monsieur d'Herbes... toujours exact, vous.
D HERBES s'incline avec respect.
Les Grecs ont donné le nom de...
MADAME DE VALMONT, à Ernesl.
Parlons français... (Ad'Herbè5.)Qu'v a-t-il de nouveau à Paris?
ERNEST
La poussière; trente degrés de chaleur; cent mille provinciaux, et pas l'ombre d'un Parisien. Nous sommes tous en Allemagne.
MADAME DE VALMONT
Oui, Paris, en été. devient la campagne de la province,
ERNEST
Dans vingt ans, Paris, en été, ne sera plus une ville.
iMADAMF, DE VALMONT.
Ce sera?..
ERNEST
Une auberge. On lira à toutes les barrières, sur une enseigne : Ici, on loge à pied et à vapeur.
MADAME DE VALMONT
En attendant, la campagne de Paris se fait déserte. La vie de château émigré vers le Rhin. J'ai fait trente invitations, et personne ne m'arrive. Au fond, je n'en suis guère désolée. J'aurai un concert et pas d'auditeurs. Tant mieux pour les absents; ils n'auront pas tort, car il est impossible vraiment de faire de la bonne musique, à la campagne, pendant le jour.
C'est comme à la ville ; mais, comme les musiciens ont seuls le privilège de faire du tapage nocturne, malgré la loi, ils continuent le soir.
MADAME DE VALMONT, à d'Herbes.
Êtes-vous musicien, monsieur d'Herbes? •
d'herbes.
Quand je vous écoute, madame.
ERNEST
Eh bien, vous devriez vous dévouer, monsieur d'Herbes, pour aller à Paris chercher les trois musiciens déserteurs... d'herbès.
Si madame me l'ordonne...
MADAME DE VALMONT
Je vous en prie... On sonne à la station, hâtez-vous... Ma femme de chambre vous donnera l'adresse des absents.
d'herbès, à part.
Elle m'a souri, je suis payé, (n soriavec précipitation.)