SCÈNE XV
ERNEST, puis THOMAS.
ERNEST, (il est dan? l'anxiélé la plus vive et regarde à travers la grille du bois.) Enfin, voilà Thomas! (Thoma? entre en scène avec précaution.) Mte,
parle...
THOMAS
D'abord, monsieur, reprenez cette bourse. ..elle me brûle les doigts... J'aime assez l'argent, mais...
ERNEST
Parle, le dis-je!... Eh bien, tu donneras cet argent aux pauvres... Voyons, comment l'as-tu laissé dans la feniie?... esl-il dans la ferme?
THOMAS
Non... il ne veut pas se reposer; il ne veut recevoir aucun médecin... Un coup l'épée dans le bras, m'a-t-il dit, ce n'est rien: le bras n'appartient pas au corps... Comprenez-vous cela, vous?...
ERNEST
Va toujours.
THOMAS
Eh bien, voilà tout... M. Edmond se croit bien portant; je l'ai pansé comme j'ai pu ; il a,remis son paletot léger, et il va venir... Tenez, le voilà...
SCÈxNE XYl Les Mêmes, EDMOND.
EliXEST, loiiran', à Edmond et lui prenant la main.
Quelle imprudence!
liDMOXD, p'ile et ^'cITorçant d'affern^r sa voix et ses pied-.
Il le faut! il le faut !... point do scandale! mou absence ferait tout découvrir. . J'aurai la force de me tenir debout jusqu'à ce soir... Laissez-moi seul ici .. Madame de Valmont va venir, et, comine il nous serait impossible d'être aussi gais que tout à l'heure, nous nous trahirions... (n lui s«rre la
main et s'assoit.)
EKNEST, :. Thomis.
Ce pauvre garçon est pâle comme la mort; conduis-moi tout de suite chez le médecin de l'endroit.
THOMAS, bas.
Ici tout près, par la grille, (iis sortent. )