‹ Theatre de Schiller;Chapitre 122 sur 335 · ACTE III, SCiCNE VI · texte numérisé non relu

ACTE III, SCiCNE VI

TàLBOT.

0 folie, tu triomphea et il faut que je succombe. Les dieux même combattent en vain contre la stupidité. Auguste raison, ItUe lumineuse sortie du front du Dieu suprême, sage fondatrice de l'édifice du monde, guide des astres, qui es-tu donc, s'il faut qu'attachée à la queue du cheval enragé de la superstition, tu sois, malgré tes cris impuissants, entraînée, avec la béte ivre, dans l'abîme que tu vois de les yeuxT Maudit soit celui qui consacre sa vie aux grandes et nobles choses, et forme avec sagesse des plans longtemps mûris ! Le monde appartient au roi des fous....

UONEL.

Milord , vous n'avez plus que peu d'instants à vivre.... Pensez à votre Créateur!

TALBOT

Si nous étions vaincus en braves par d'autres braves , nous pourrions nous consoler par te commun destin , qui sans cesse change et tourne sa roue.... Hais succomber à cette grossière jonglerie ! Notre vie grave et pleine de travaux ne méritait-elle pas une fin plus sérieuse?

LIONEL lui tend la main.

Hilord , adieu i Je vous payerai loyalement après le combat le

tribut de larmes que je vous dois , si alors Je suis encore en vie.

Mais maintenant le destin m'appelle , le destin qui siège encore

en juge sur le champ de bataille et secoue son urne. A revoir

(dieu pour notre longue

terre, au soleil étemel, oi pour la douleur et le ipltssait le monde de sa l'une poignée de cendre .... et le seul bénéfice 'ie, c'est la vue claire èhoKB huWâinA et le ni^is sincère de tout ce a pamgrsBd et^igned'envie....

Page 1