‹ Theatre de Schiller;Chapitre 132 sur 335 · ACTE IV, SCÈNE I · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE I

branches? Pourquoi m'es-tu apparue, reine auguste des deux? Prends, reprends ta couronne : je ne la puis mériter!

Ah! j'ai vu le ciel ouvert et la face des bienheureux. Pourtant mon espoir est sur la terre, il n'est point dans le ciel. Fallait-il donc m'iraposer, à moi, cette mission redoutable? Pouvais-je endurcir ce cœur que le ciel a créé sensible?

Si lu veux manifester ta puissance, choisis ceux qui, exempts de péché, résident dans ta demeure étemelle : envoie tes esprits, immortels et purs, qui ne sentent ni ne pleurent! Ne choisis pas la tendre vierge , la bergère à Fâme faible.

Que m'importent, à moi, le sort des combats, la querelle des rois? Innocente, je conduisais mes agneaux sur le sommet du mont paisible. Mais tu m'as entraînée dans la vie , dans le superbe palais des rois , pour me livrer au péché , au remords. Ah! ce n'est pas moi qui ai choisi un tel destin !

Page 1