‹ Theatre de Schiller;Chapitre 135 sur 335 · LES PRÉCÉDENTES · texte numérisé non relu

LES PRÉCÉDENTES

DUNOIS

C'est toi que nous cherchons , Jeanne. Tout est prêt , le roi nous envoie , il veut que tu portes devant lui la sainte bannière, que tu te joignes aux rangs des princes, que tu marches le plus près de lui ; car il ne nie pas , il veut que tous attestent, que c'est à toi seule qu'il attribue l'honneur de ce jour.

LA mRE.

Voici le drapeau. Prends-le, noble fille ! Les princes attendent, le peuple est impatient.

JEANNE

Moi , marcher devant lui ! Moi, porter la bannière !

DUNOIS

A quel autre revient cet honneur? Quelle autre main est assez pure pour porter ce signe sacré ? Tu l'as fait flotter dans la bataille, porte-le comme un ornement dans le chemin de la joie. {La Hire veut lui présenter la bannière; elle recule en frissonnant.

JEANNE

Loin , loin de moi !

LA HIHE.

Qu'as- tu donc? Ta propre bannière t'effraye.... Regarde-la! (// déroule le drapeau,) C'est bien elle que tu agitais à l'heure de la victoire. La reine des cieux y est représentée, planant sur un globe terrestre. C'est ainsi que la Vierge mère te l'avait ellemême prescrit.

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