‹ Theatre de Schiller;Chapitre 183 sur 335 · LE TROISIÈME ( GAÉTAN · texte numérisé non relu

LE TROISIÈME ( GAÉTAN

Mais ce n'est pas seulement sur l'empire des vagues , sur le sein flottant des mers, c^est sur la terre aussi, quelque aflermie qu'elle soit sur ses antiques et éternelles colonnes , que la fortune chancelle et ne veut point s'arrêter.... Cette nouvelle paix me donne des soucis et je ne puis m'y fier avec joie. Sur la lave que le mont a vomie , jamais je ne voudrais bâtir ma cabane. Car la haine a déjà fait de trop profonds ravages; il s'est corn-* mis de trop graves attentats , qui jamais ne se pardonnent ni ne s'oublient* Je n^ai pas encore vu la fin, et les pressentiments de

mes rêves m'épouvantent. Je ne veux pas que ma bouche rende des oracles , mais ce mystère me déplaît fort, ce lien d'hymen non consacré , ces tortueux sentiers d'amour qui redoutent la lumière , cette témérité du rapt dans un cloître ; car le bien suit la voie droite, et la mauvaise semence produit de mauvais fruits.

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