‹ Theatre de Schiller;Chapitre 223 sur 335 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Une prairie entourée de forfita et de hauts rochers. — Sur les rochers sont des sentiers escarpés, ayec des rampes, et des échelles, par où Ton Toit ensuite descendre les montagnards. Dans le fond, se montre le lac, au-dessus duquel on aperçoit d'abord un arc-en-ciel lunaire. La perspectife est terminée parde hautes montagnes, derrière lesquelles se dressentdes pics de glace, plus hauts encore. Il fait complètement nuit sur la scène : seulement le lac et les blancs glaciers réfléchissent la clarté de la lune.

MELCHTHAL, BAUMGARTEN, WINKELRIED, MEIER DE SAR- NRN, BURKHART AMBUHEL, ARNOLD DE SEWA, NICOLAS DE FLUE , et quatre autres Montagnards ^ tous armés.

MELCHTHAL, encore derrière la scène»

Le chemin de la montagne s'ouvre, suivez-moi seulement d*un bon pas. Je reconnais le rocher et la petite croix qui est dessus; nous sommes au but, voilà le Rûtli. {Ils viennent sur la scène avec des torches,)

WINKELRIED

Ecoute !

SEWA

Tout est désert.

Il n'y a encore ici aucun homme des cantons. Nous sommes les premiers au rendez-vous, nous gens d'Unterwald.

MELCHTHAL.

Quelle heure de la nuit peut-il être ?

BAUMGARTEN

Le veilleur du Sélisberg vient de crier deux heures. {OnenUnd sonner dans le lointain.)

MEIER.

Silence! écoutez!

BURKHART AM BUHEL.

C'est le son argentin de la clochette des matines, qui nous arrive , par-dessus le lac, de la chapelle des bois, dans le pays de Schwytz.

NICOLAS DE FLÛE.

L*air est pur et nous apporte le son à cette distance.

MELCHTHAL.

Que quelques-uns de vous aillent allumer des branchages qui

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