‹ Theatre de Schiller;Chapitre 258 sur 335 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Le noble manoir d'Attinghausen.

LE BARON, dans un fauteuil , mourant; WALTHER FURST, STAUFFACHER, MELCHTHAL et BAUMGARTEN, empressés autour de lui; WALTHER TELL, agenouillé devant le mouranU

WALTHER FURST

C*en est fait de lui, il a rendu I ame.

STAUFFACHER

Non, ce n'est pas là le sommeil de la mort.... Voyez s'agiter la plume approchée de ses lèvres. Il dort paisiblement et un doux sourire anime encore ses traits. (Baumgarten va à la porte et parle à quelquun.)

WALTHER FURST, à Baumgarten.

Qui est-ce ?

BAUMGARTEN revient.

C'est dame Hedwige, votre fille : elle veut vous parler, elle veut voir son enfant. {Wallher Tell se lève.)

WALTHER FURST

Puis-je la consoler? Ai-je moi-même une consolation ? Toutes les souffrances s'amassent-elles donc sur ma tête ?

HEDWTGE, entrant sa7is plus attendre.

Où est mon enfant? Laissez-moi , il faut que je le voie....

STAUFFACHER

Possédez-vous. Songez que vous êtes dans la maison de la

mort....

HEDWIGE se jette sur l'enfant.

Mon Walther ! Oh! il vit, je l'ai encore.

WALTHER TELL s'oltache à elle.

Ma pauvre mère !

HEDWIGE

Est-ce bien sûr ? Tu n'es pas blessé ? (Elle le regarde avec une attention inquiète )Mais quoi? Est-ce possible? A-t-il pu tirer sur toi? Comment Ta-t-il pu? Oh! il n'a point de cœur.... Il a pu lancer la flèche sur son propre enfant.

Page 1