ACTE IV, SCÈNE II
la sauver.... Elle vous aime, elle mérite, par ce qu'elle a été pour le pays, que tous les bras s'arment pour elle.
WALTHER FURST
Que voulez-vous entreprendre?
RUDENZ.
Ijd sais-je ? Ah ! dans cette nuit qui enveloppe son sort , dans l'affreuse angoisse de ce doute oii je ne puis me prendre à rien d'assuré, une seule chose est claire dans mon âme: c'est qu'elle ne pourra être retrouvée que sous les débris mêmes de la ty-^ rannie. Il faut que nous forcions tous les châteaux , pour avoir chance de pénétrer dans sa prison.
MELCHTHAL.
Venez, conduisez-nous! Nous vous suivrons. Pourquoi remettre à demain ce que nous pouvons aujourd'hui? Tell était libre quand nous jurâmes sur le Riitli ; cette horrible violence n'avait pas encore eu lieu. Le temps apporte une autre loi : qui serait assez lâche pour hésiter encore maintenant? RUDENZ , à Stauffacher et à Wallher Fûrst.
Vous cependant , armés et prêts à agir, attendez les signaux de feu des montagnes; car plus rapide que le vol d'une voile messagère, vous parviendra la nouvelle de notre victoire; et, quand vous verrez luire les flammes désirées, alors jetez-vous sur les ennemis comme l'éclair de la tempête, et renversez l'édifice de la tyrannie. {Il sort,)