‹ Theatre de Schiller;Chapitre 269 sur 335 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

GE5SLER. '

Où sont mes gardes? Qu'on l'enlève d'ici, ou je m'oublierai et ferai pis que je ne voudrais.

RODOLPHE LE HARRAS.

Les gardes ne peuvent pas passer, seigneur; le chemin creux est fermé par un cortège de noce.

GESSLER

Je suis encore, pour ce peuple, un maître beaucoup trop doui.... Les langues sont encore libres; il n'est pas entièrement subjugué, comme il devrait l'être.... Mais cela changera, j'en fais le serment. Je la briserai , cette volonté opiniâtre; je dompterai cette audace, cet impudent esprit de liberté. Je veux publier une nouvelle loi dans ces cantons.... Je veux.... {Une Pèche le traverse. Il porte la main à son cœur et chancelle. D'nne voix languissante ;) Dieu, aie pitié de moi!

RODOLPHE LE HARRAS.

Seigneur bailli.... Dieu! qu y a-t-il? D'où cela est-il venu? . ARMGART, se levant d'un bonJ,

Au meurtre! au meurtre! Il chancelle, il tombe! Il est at* teint.

RODOLPHE LE HAHRAS saute (le cheval.

Quel horrible événement!... Dieu!... Seigneur chevalier! Invoquez la miséricorde de Dieu!... Vous êtes un homme mort.

GESSLER

C'est le trait de Tell. {Il a glissé de son cheval dans les bras de Rodolphe le Harras, qui le dépose sur le banc.)

TELL paraît en haut, au sommet du rocher.

Tu connais l'archer, n en cherche pas d'autre. Les cabanes sont libres, l'innocence n'a plus rien à craindre de toi, tu ne feras plus de mal à ce pays. (7/ disparaît de la haïucur. Un gros dépeuple se précipite sur la scène.)

STÛssi, en tête.

Que se passe- t-il ici? Qu 'est-il arrivé?

ARMGART.

Le bailli vient d'être percé d'une flèche.

LE PEUPLE , en entrant.

Oui est frappé d'une flèche? {Pendant que les premiers de la noce

SCIIILLKR. — Tfl. m 29

4rO GUILLAUME TELL.

arrivent sur la scèm^ les derniers sont encore sur la hauteur^ et la musique continua. )

RODOLPHE LE HARHAS.

Il perd tout son sang. Courez , cherchez du secours. Poursuivez le meurtrier.... Pauvre mourant, voilà donc quelle devait être ta fin ; mais aussi tu ne voulais pas écouter mes avis.

STÛSSI.

Le voilà, par Dieu ! étendu là, pâle et sans vie.

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