‹ Theatre de Schiller;Chapitre 306 sur 335 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

tortures de l'attente, et mesurera avec les battements de cœur de l'angoisse la longueur infinie de cette distance.

MNISCHEK.

Que veux-tu ? que demandes-tu î

ICARINA.

Laisse-moi attendre FéVénement à Riow; là je puiserai chaque nouvelle à sa source. Là, sur la limite des deux royaumes. . .

MNISCHEK.

Les élans de ton âme sont terribles. Modère-toi, mon enfant.

MARINA

Oui 9 tu me l'accordes » oui , tu m'y conduiras.

MNISCHEK.

C'est toi qui m'y conduiras. Ta volonté n'est-elle pas ma loi?

MARINA

Mon père bien-aimé, quand je serai czarlne à Moscou, il faut que Kiow alors soit notre frontière. Il faut que Riow m'appartienne , et tu le gouverneras.

MNISCHEK.

Ma fille , tu rêves ! Déjà la grande Moscovie est trop étroite pour ton ambition; déjà tu veux t'agrandir aux dépens de ta patrie....

MARINA

Kiow n'appartenait pas à notre patrie. Là régnaient les anciens princes des Yarègues; j'ai bien retenu les vieilles chroniques.... Kiow a été arraché à l'empire des Russes ; je le rattacherai à l'ancienne couronne.

MNISCHEK.

Silence ! silence! Le woiwode ne peut entendre un tel langage. ( On enitnd du trompeius. ) Us se mettent en marclie....

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