‹ Theatre de Schiller;Chapitre 326 sur 335 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

Enfin , il ne doute plus que le véritable York ne soit devant lui. Plantagenét s'éloigne , après une noble et significative déclaration , et le laisse en proie à la terreur.

A peine a-t-il commencé à exprimer ses soupçons et sa crainte, que l'envoyé anglais entre et lui demande un entretien. L'envoyé confirme sur-le-champ ses soupçons et lui propose un accommodement avec le roi d'Angleterre, s'il veut aider à écarter le véritable York. Ils ont tous deux un intérêt commun à écarter le légitime prétendant. Warbeck sent tout le danger de sa situation ; cependant sa haine contre Lancastre et sa bonne nature triomphent, et il renvoie le séducteur.

Mais il faut agir. Le légitime York est là ; il peut réclamer ce qui est à lui ; la duchesse se hâtera de le reconnaître et d'enlever au faux York son costume de théâtre. Tout est en jeu ; la princesse est perdue , si l'on n'écarte pas le véritable York. Le malheureux sent maintenant qu'une imposture ne peut se soutenir que par une série de méfaits. Il maudit son premier pas dans cette voie ; il voudrait n'être jamais né.

La duchesse vient avec son conseiller. On apprend que le comte Kildare est en route pour Bruxelles , qu'il espère y trouver le jeune Plantagenét, qui lui a donné avis qu'il s'y rendait en toute hâte. La duchesse est à la fois réjouie et embarrassée de son arrivée , embarrassée à cause de Warbeck ; cependant elle est fermement résolue à sacrifier celui-ci dès qu'on aura trouvé le vrai Plantagenét. Mais où est-il donc, ce neveu si cher? Kildare écrit qu'il se rend directement à Bruxelles; il pourrait donc déjà y être. — Elle se souvient du jeune homme. — On remarque par terre un mouchoir. — Elle le reconnaît pour celui

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dont elle a fait don, il y a neuf ans, à Edouard. —Elle demande, tout étonnée, qui est venu dans la chambre. On répond : Personne que Warbeck*. C'est comme un éclair qui traverse son &me. Elle envoie chercher le jeune homme inconnu et Warbeck.

1. Pour que ceci soit clair, il faut supposer que le lieu de la dernière scène, la chambre où Ton trouve le mouchoir, n'est pas le lieu des scènes précédentes où nous avons vu se succéder divers personnages. Le soupçon qui traverse l'âme de la duchesse, c'est que Warbeck a tué Edouard Plantagenêt, et qu'il a trouvé sur lui et pris ce mouchoir

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