SCÈNE V
LES PRÉCÉDENTS; MARGUERIH KURL; elle porte une coupe d'or contenant du vin^ et la place sur In table ^ en se tenant^ pâle et tremblante, à un siège.
MELVIL
Qu'avez-vous , mistress? Qu*est-€e qui vous met ainsi hors de vous?
KUKL.
0 Dieu !
, BURGOYN.
Qu'avez-vous?
KURL.
Que m'a-t-il fallu voir?
MELVIL
Revenez à vous ! Dites-nous ce que c'est.
KURL. ,
Comme je montais , avec cette coupe de vin , le grand escalier qui conduit à la salle basse, la porte s'est ouverte.... ma vue y a pénétré.... j'ai vu.... ô Dieu!
MELVIL
Qu'avez- VOUS vu? Possédez-vous!
KURL.
Tous les murs étaient tendus de noir; un grand écbafaud^ couvert d'un drap noir, s'élevait du sol; dessus, au milieu, un bloc noir, un coussin , et auprès une hache aiguisée , étincelante.... La salle était remplie de gens qui se pressaient autour de réchafaud et qui, le regard altéré de sang, attendaient la victime.
LES FElfMES DE CHAMBRE.
Oh! que Dieu donne sa grâce à notre chère maîtresse!
MELVIL
Possédez-vous! Elle vient.