‹ Theatre de Schiller;Chapitre 68 sur 335 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LES PRÉCÉDENTS; BURLEIGH, LEICESTER et PAULET. UU cester reste tout à fait dans Véloignementy sans lever les yeux, Burleigh^ qui observe sa contenance^ s' avance entre lui et la Reine,

BURLEIGH

Je viens, lady Stuart, pour recevoir vos derniers ordres.

MABIE.

Merci , milord I

BURLEIGH

C'est la volonté de ma reine qu'on ne vous refuse rien de ce qui est juste.

MARIE

Mon testament exprime mes derniers vœux. Je Tai déposé entre les mains du chevalier Paulet, et je demande qu*il soit fidèlement exécuté.

PAULET

Soyez tranquille sur ce point.

MARIE

Je demande qu'on laisse mes serviteurs se retirer, sans qu'on les inquiète, en Ecosse ou en France, selon qu'ils le désireront et le demanderont eux-mêmes.

BURLEIGH

Qu'il soit fait comme vous le désirez.

BIARIE.

Et puisque mon corps ne doit pas reposer en terre bénie , qu'on permette que cer fidèle serviteur porte mon cœur à mes parents en France.... Ah! il a toujours été là.

BUBLEIGH.

Cela sera fait. Avez-vous encore quelque autre chose?...

MARIE

Portez à la reine d'Angleterre le salut d'une sœur.... Dites-lui que je lui pardonne ma mort de tout mon cœur, que je déplore, avec un sincère repentir, mon emportement d'hier.... Que Dieu la conserve et lui accorde un règne heureux!

BURLEIGH

Parlez, n'êtes-vous pas encore revenue à une meilleure résolution? Refusez-vous toujours l'assistance du doyen?

MARIE

Je suis réconciliée avec mon Dieu..,. Sir Paulet! je vous ai fait, sans en être coupable, beaucoup de mal, je vous ai ravi l'appui de votre vieillesse.... Oh! laissez-moi espérer que vous vous souviendrez de moi sans haine....

PAULET lui donne la main.

Que Dieu soit avec vous! Allez en paix !

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