LA MAE.QUISE , SOPHIE
LA MARQUISE
Ah ma fille...! quel nouveau surcroît d'inquiétude...! cet homme dont nous a parle Thibaut, rôde toujours aux environs du château, et Girard l'a vu tout à Iheure encore se promener dans l'avenue.... S'il trouve le moyen de parler au baron , ou s'il rencontre un de ses gens... ! peut- être, hélas! tout va-t-il se découvrir.... Mon fils , mon malheureux fils... '
SOPHIE
Vous faites passer dans mon âme tous les tourmens dont la vôtre est déchirée... ! O ma mère! que deviendrons-nous si votre courage vous abandonne....
LA MARQUISE
Hélas ! essuyons nos pleurs ', si l'on nous surprenait...!
45 LA muErsE ,
soinii:;.
Dieu...! j'entends la voix du baron..,!
Nedois-je pas m'éloigner, et vous laisser ensemble...
LA MARQUISE
Non..., il sait que je n'ai rien de caché pour vous; et pour autoriser nos fréquens entretiens ( la seule consolation qui me reste), je viens de lui déclarer que vous m'aviez queslionnée si vivement, qu'assurée d'ailleurs de votre prudence, je n'avais pu me défendre de vous avouer la vérité.... Mais il vient .... Restez donc, ma fille, et que votre courage, s'il se peut, ranime le mien.
SOPHIE, à paît.
Quelle épreuve... !0 ciel ! guide-moi....