‹ Théatre de sociétéChapitre 3 sur 113 · SOPHIE , CONSTANCE , ROSE · texte numérisé non relu

SOPHIE , CONSTANCE , ROSE

(Elles restent un moment sans parler, jusqu'à ce qu'elles aient perdu de vue Pauline. )

COiNSTANCE.

Enfix\, la voilà porlie l . SOPHIE.

Oui , mais je crains qu'elle ne revienne

bientôt.

CONSTANCE

Elle est aussi très-capable de se cacher pour nous écouler...»

COMÉDIE. rg

SOPHIE

AUez-ry voir loul doucement.... Mon Dieu ! quel tournient que l'oblif^aiion indispensable de prendre lanl de précautions contre une personne qu'on aime !

CO>STAXr.E, revenant.

Soyez iranquillt; à présent, j'ai trouvé Rose à l'entrée du bosquet, et je l'ai chargée de nous avertir quand elle verrait Pauline.

SOPHIE

Mais c'est dire à Rose que kous avons

un secret....

CONSTANCE

Point du tout.... Rose est si simple! Je lui ai dit en riant que c'était une plaisanterie; elle le croit, d'autant mieux que nous lui avons déjà fait faire le guet plus d'une fois pour des bagatelles.... EnHn, du moins nous sommes sûres que TauHnc ne viendra pas nous surprendre.... Ne perdons point de temps, chère Sophie.

SOPHIE

Ah Constance?

CONSTANCE

Quelle inquiétude vous me causez... ?

SOPHIE

Si vous saviez tout ce que j'ai soufiect

depuis hier, et combien il en coûtait à

mon cœur pour paraître aussi paisible,

aussi gaie que de coutume... ! Hélas! j'ai

tout perdu.... Cet objet d'un sentiment si

tendre.... Cet aimable et malheureux Së-

nanges. . . . O Constance , il n'existe plus. . . . CONSTANCE.

Juste ciel I

SOPHIE

Il est mort...! et sans savoir de quel retour je payais sa tendresse...! Il est mort...! Vous croyez connaître à présent toute l'étendue de mon malheur...; mais je ne vous en ai découvert qu'une

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