SOPHIE , CONSTANCE , ROSE
(Elles restent un moment sans parler, jusqu'à ce qu'elles aient perdu de vue Pauline. )
COiNSTANCE.
Enfix\, la voilà porlie l . SOPHIE.
Oui , mais je crains qu'elle ne revienne
bientôt.
CONSTANCE
Elle est aussi très-capable de se cacher pour nous écouler...»
COMÉDIE. rg
SOPHIE
AUez-ry voir loul doucement.... Mon Dieu ! quel tournient que l'oblif^aiion indispensable de prendre lanl de précautions contre une personne qu'on aime !
CO>STAXr.E, revenant.
Soyez iranquillt; à présent, j'ai trouvé Rose à l'entrée du bosquet, et je l'ai chargée de nous avertir quand elle verrait Pauline.
SOPHIE
Mais c'est dire à Rose que kous avons
un secret....
CONSTANCE
Point du tout.... Rose est si simple! Je lui ai dit en riant que c'était une plaisanterie; elle le croit, d'autant mieux que nous lui avons déjà fait faire le guet plus d'une fois pour des bagatelles.... EnHn, du moins nous sommes sûres que TauHnc ne viendra pas nous surprendre.... Ne perdons point de temps, chère Sophie.
SOPHIE
Ah Constance?
CONSTANCE
Quelle inquiétude vous me causez... ?
SOPHIE
Si vous saviez tout ce que j'ai soufiect
depuis hier, et combien il en coûtait à
mon cœur pour paraître aussi paisible,
aussi gaie que de coutume... ! Hélas! j'ai
tout perdu.... Cet objet d'un sentiment si
tendre.... Cet aimable et malheureux Së-
nanges. . . . O Constance , il n'existe plus. . . . CONSTANCE.
Juste ciel I
SOPHIE
Il est mort...! et sans savoir de quel retour je payais sa tendresse...! Il est mort...! Vous croyez connaître à présent toute l'étendue de mon malheur...; mais je ne vous en ai découvert qu'une