SCÈNE VII
PAULINE , seule.
O MON frère, mon frère... ! quel sera ton destin... ! dans quel abîme affreux j'ai précipité ma famille... ! nia mère , elle me hait , die le doit.... Terrible moment, où j"ai vu cette mère si tendre me repousser avec horreur, et m'accabler du poids de sa juste colère... ! ah ! mon oreille est encore frappée du son de cette voix redoutable et chérie... ! Mais qu'entends-je! quel bruit de chevaux çX de voitures ! quel tumulte efïVayant.... ! ( Un grand coup de tonnerre se fait en-
COMÉDIE. i33
tendre^ Pauline se lève avec effroi^ le tonnerre y accompagné d'éclairs^ continue avec violence. Pauline , éperdue , parcourt le théâtre^ tous ses niouvemens doivent exprimer la plus vive frayeur; enfin elle revient tomber sur le siège de gazon, et le tonnerre cesse. Après un silence:) La nuit..., l'obscurité profonde, cet affreux tonnerre. . . , tout semble se réunir pour ajouter à la terreur qui m'accable. ... ; la mort enfin terminera des lourmens si cruels ; ah ! puisse-t-elle être aussi prompte que mes remords sont décbirans. ... ! On vient : ciel ! que vais-je apprendre!