SCÈNE IV
LE MARQUIS, donnant la main k Clarice; CLARICE , L'INTENDANT , VICTOIRE , ARÏSTE.
AHISTE, s'avançant vers le marquis etrembtassanl.
Eh bien , mon neveu, que dites-vous de l'aisance avec laquelle je m'établis chez vous en votre absence i
LE MARQUIS
Je regrette de n'être pas arrivé un jmir plus tôt, et d'avoir pei-du un jour...
COMÉDIE. i6i
ARlSTE,àClarice.
Madame , quel hasard heureux nous réunit ici tous les trois...?
CLARICE, montrant le inarcfiiis.
C'est une complaisance qui m'a peu coûté... Mais, dites-moi, le chevalier de Villers est ici...?
LE MARQUIS , riant.
Ce hasard- là en vaut bien un autre , n'est-ce pas? ( A i^ intendant, ) Il est seul, sans doute?
L'INTENDANT
Oui , monsieur... Ah ! j'oubliais de vous dire qu'un homme est venu hier demander quand vous reveniez; il n'a pas voulu dire son nom, mais il y a déjà plusieurs jours qu'on le voit rôder autour du château.
LE MARQUIS
Est-il jeune?
L'INTENDANT
Non , d'un certain âge, et l'air fort triste et fort malheureux...
LE MARQUIS
Ah ! s'il revient, qu'on lui dise que je suis arrivé, et qu'il pourra me voij'... L'INTENDANT.
11 est sûrement dans la misère, et con-' naissant la bienfaisance de M. le marquis...
i62 ZÉLIE ,
LE MARQUIS
Il sufBt , M. Cléanie ; faites chercher le chevalier pendanl que je vais conduire madame à son appartement.
CLARICE
C'est ce cpie vous ne ferez point; restez ici, je l'exige... Je vais me reposer et m'habiller, et dans une heure je reviendrai vous joindre. Allons, Victoire. ( A part en s' en aîlant.)l^e chevalier ici... ! Qu'estce que cela signifie? ( Elle sort, Fintencïant la suit. )