‹ Théâtre de Victor Hugo. 3e sérieChapitre 4 sur 208 · ACTE J, SCENK · texte numérisé non relu

ACTE J, SCENK

Claude Froîlo arrache les ornements pontificaux de Quasimodo, et les foule aux pieds. Les truands , sur lesquels Claude jette des regards irrités, commencent à murmurer et se forment en groupes menaçants autour de lui.

LES TRUANDS

Il nous menace , 0 compagnons, Dans cette place Où nous régnons!

QUASIMODO

Que veut l'audace De ces larrons?

On le menace ,

Mais

nous verrons

CLAUDE FROLLO

Impure race !

Juifs et larrons!

On me menace!

Mais nous verrons.

La colère des truands éclate.

LES TRUANDS

Arrête! arrête! arrête!

Meure le trouble-fête !

II paiera de sa tête !

En vain il se débat !

QUASIMODO

Qu'on respecte sa tête !

Et que chacun s'arrête , Ou je change la fête En un sanglant combat !

CLAUDE FROLLO

Ce n'est point pour sa tête Que Frollo s'inquiète.

Il met la main sur sa poitrine.

C'est là qu'est la tempête, C'est là qu'est le combat!

12 LA ESMERALUA.

Au mumeni où la fureur des truands est au comble, Clopin Trouillefou parait au fond du théâtre.

CLOPIN

Qui donc ose attaquer, dans ce repaire infâme , L'archidiacre monseigneur, Et Quasimodo , le sonneur De Notre-Dame?

LES TRUANDS, s'arrétaut.

C'est Clopin, notre roi!

CLOPLX.

Manants I retirez-vous !

LES TRUANDS

Il faut obéir!

CLOPIN

Laissez-nous.

Les truands se retirent dans les masures. La Cour des Miracles reste déserte. Clopin s'approche mystérieusement de Claude.

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