‹ Théâtre de VoltaireChapitre 121 sur 339 · SUITE · texte numérisé non relu

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É G 1 S T H E , à Pammène.

A qui dans ce moment parliez-vous clans ces lieux? L'un de ces deux mortels porte sur son visage L'empreinte des grandeurs et les traits du courage; Sa démarche, son air, son maintien , m'ont frappé : Dans une douleur sombre il semble enveloppé; Quel est-il? est-il né sous mon obéissance?

PAMMÈN E.

Je connais son malheur, et non pas sa naissance. Je devais des secours à ces deux étrangers, Poussés par la tempête à travers ces rochers; S'ils ne me trompent point , la Grèce est leur patrie.

ÉG ISTHE.

Répondez d'eux, Pammène : il y va de la vie.

CLYTEMAESTRE.

Eh quoi! deux malheureux en ces lieux abordés D'un œil si soupçonneux seraient-ils regardés ?

ÉGI STIIE.

On murmure, on m'alarme, et tout me fait ombrage.

CLYTEMNESTRE

Hélas ! depuis quinze ans c'est là notre partage : Nous craignons les mortels autant que l'on nous craint ; Et c'est un des poisons dont mon cœur est atteint.

É G F S T H E , à Pammène.

Allez, dis-je, et sachez quel lieu les a vus naître;

Pourquoi près du palais ils ont osé paraître ;

De quel port ils partaient, et surtout quel dessein

Les gmda sur ees mers dont je suis souverain.

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