AURÉLIE, CATILINA
AURÉLIE
Ah! calmez les horreurs dont je suis poursuivie, Cher époux, essuyez les larmes d'Aurélie. Quel trouble, quel spectacle, et quel réveil affreux! Je vous suis en tremblant sous ces murs ténébreux. Ces soldats que je vois redoublent mes alarmes. On porte en mon palais des flambeaux et des armes ! Qui peut nous menacer? Les jours de Marius, De Carbon, de Sylla, sont-ils donc revenus? De ce front si terrible éclaircissez les ombres. Vous détournez de moi des yeux tristes et sombres.