‹ Théâtre de VoltaireChapitre 284 sur 339 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

IDAMÉ, ASSÉLI, OCTAR.

OCTAR.

Idamé, demeurez :

Attendez l'empereur en ces lieux retirés.

(à sa suite. )

Veillez sur ces enfants; et vous à cette porte, Tartares , empêchez qu'aucun n'entre et ne sorte.

( à Asséli. )

Éloignez-vous.

Seigneur, il veut encor me voir!

J'obéis, il le faut, je cède à son pouvoir. Si j'obtenais du moins, avant de voir un maître, Qu'un moment à mes yeux mon époux pût paraître, Peut-être du vainqueur les esprits ramenés Rendraient enfin justice à deux infortunés. Je sens que je hasarde une prière vaine : La victoire est chez vous implacable, inhumaine; Mais enfin la pitié, seigneur, en vos climats, Est-elle un sentiment qu'on ne connaisse pas? Et ne puis-je implorer votre voix favorable?

OCTAR.

Quand l'arrêt est porté, qui conseille est coupable. Vous n'êtes plus ici sous vos antiques rois, Qui laissaient désarmer la rigueur de leurs lois. D'autres temps, d'autres mœurs : ici régnent les armes ;

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