‹ Théâtre de VoltaireChapitre 313 sur 339 · DR IX A · texte numérisé non relu

DR IX A

Nos injures sont communes, respectable Anitus : vous êtes trahi comme moi. Ce malhonnête homme de Socrate donne presque tout son bien à Aglaé, uniquement pour vous désespérer. Il faut que vous en tiriez une vengeance éclatante.

C'est bien mon intention , le ciel y est intéressé : cet homme méprise sans doute les dieux , puisqu'il me dédaigne. On a déjà intenté contre lui quelques accusations; il faut que vous m'aidiez tous à les renouveler; nous le mettrons en danger de sa vie; alors je lui offrirai ma protection, à condition qu'il me cède Aglaé, et qu'il vous rende votre beau Sophronime; par là nous remplirons tous nos devoirs : il sera puni par la crainte que nous lui aurons donnée : j'obtiendrai ma maîtresse, et vous aurez votre amant.

DRIXA.

Vous parlez comme la sagesse elle-même : il faut que quelque divinité vous inspire. Instruisez - nous ; que faut-il faire ?

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