DE SALNT-JULES A ENGOULEVENT
a Paris, 5 août iS'ô'J.
« Monsieur, « Je ne me méprends pas sur le sentiment foil honorable, à votre point de vue, qui a diclé voIre lettre. Rfais il m'est impossible d'en accepter les conclusions,
VOUS le comprendrez facilement. II importe à notre dignité commune que cette affaire ait son cours naturel. Vous voulez m'épargner, cela est visible. Rassurezvous, monsieur, j'ai mis à profit, autant que possible, chez Gâtechair, le laps de lemps que je dois à votre condescendance; et quelle que soit votre supériorité, j'ai la hardiesse de croire que vous ne vous trouverez pas en présence d'un adversaire trop indigne de vous .
« Mes témoins demeurent donc, plus qne jamais, à la disposition des vôtres.
(( Je vous prie, monsieur, de recevoir l'expression de ma considéralion parfaite.
(( Saint-Jules. »
D ENGOULEVENT A ?AINT-JULES.
« Val-du-Paradis, 6 août 18 9.
« Monsieur, « Vous m'avez fait manquer un mariage superbe. Vous m'avez empêche do tripler mes capitaux. Je ne vous demande plus rien. Je garde mes deux giffles. Laissez-moi tranquille.
<( Engoulevent. »