LES SUIVEURS
C0II8IDÉII,ATI0II$ QÉNISRALES
Suiveurs de femmes, s'entend.
C'est une spécialité ëroUque, qui a pris, de nos jours, an développement considérable.
Certainement) il y a eu des suiteurs à toutes les époques : les faunes suivaient les nymphes dans les bois, Âlcibiade suivait Nais et Glycérion dans le faubourg du Céramique; le duc de Richelieu suivait les grisettes S008 les marronniers du Palais-Royal.
c Ma jolie demoiselle, oserais-je hasarder de vous offrir mon bras et ma conduite? » — Qui dit cela? Faust, un suiveur, enseigné par Gœlhe.
Hais, quelque grande qu*ail été la foule des suiveurs d'autrefois, elle ne peut s'égaler à celle des suiveurs d'aujourd'hui, plus nombreux que les étoiles du firmament, que les grains de sable du rivage de la mer, que L*s fautes de français de M. Scribe.
Tout le monde suit maintenant, — ou peu s'en faut, — le pauvre comme le riche, h titî comme le gentilhomme.
Suivre n'était jadis qu'un plaisir ou une fatalité ; le dix-neuviéme siècle en a fait une science.
Aphorisme. — On ne suit qu'à Paris.