‹ Théâtre du Petit-Château (volume 2)Chapitre 13 sur 147 · GENNARO, DONA LUCREZIA · texte numérisé non relu

GENNARO, DONA LUCREZIA

DONA LUCREZIA

Cette terrasse est obscure et déserte ; je puis me démasquer ici. Je veux que vous voyiez mon visage, Gennaro.

(Elle se démasque.) GENNARO.

Vous êtes bien belle I

DONA LUCREZIA

Regarde-moi bien, Gennaro, et dis-moi que je ne te fais pas horreur I

GENNARO

Vous, me faire horreur, madame ! et pourquoi ? Bien au contraire, je me sens au fond du cœur quelque chose qui m'attire vers vous.

DONA LUCREZIA

Donc tu crois que tu pourrais m'aimer, Gennaro ?

GENNARO

Pourquoi non ? Pourtant, madame, je suis sincère, il y aura toujours une femme que j'aimerai plus que vous.

DONA LUCREZIA, souriant.

Je sais, la petite Fiametta.

GENNARO

Non.

Qui donc?

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