ACTE I, PARUB H, SCÈNE III. kT
GUBETTA
Que Bioi yons garde longues amées, seigneur Jeppo !
MAFFIO, bts k Jeppo.
Vous allez encore me trouver bien donde, Jeppo. Hé bien, sî vous m'en croyiez, nous n'irions pas à cesouper. Le palais Negroni tonche an palais ducal, et je B^ai pas grande crogranoe aux airs aimables de ce se»gnear Pe l fcrana,
JEPPO, bas.
Vous êtes fou, Maffio. La Negroni est une femme charmante, je vous dis que j*en suis amoureux, et le Belverana est un brave homme. Je me suis enquis de lui et des siens. Mon père était avec son père au siège de Grenade, en quatorze cent quatre-vingt et tant.
MAFFIO
Cela ne prouve pas que celui-ci soit le fils du pèreavec qui était votre père.
Vous êtes libre de ne pas Tenir souper, Maffio.
MAFFIO
J'irai si vous y allez, Jeppo.
JEPPO.
Vive Jupiter, alors I — Et toi, Gennaro , est-ce que* tu n'es pas des nôtres ce soir?
ASCANIO
Est-ce que la Negroni ne t'a pas invité ?
GSRNAEO.
Noo. La princesse m*aura trouvé trop médiocre gentilhomme.
MAFFIO, floariant.
Alors, mon frère, tu iras de ton côté à quelque rendez-vous d'amour, n'est-ce pas !
JEPPO.
A propos, conte-nous donc un peu ce que te disait madame Lucrèce l'autre soir. U paraît xju'eile est folle de toi. Elle a dû t'en dire long. La liberté du bal était une bonne fortune pour elle. Les femmes ne déguisent leur personne que pour déshabiller plus hardiment leur âme. Visage masqué, cœur à nu.
(Depuis quelques instants dona Locrezia est sor le balcon dont elle a entr*ouvert la jalousie. Elle écoute.)
Ahl tu es venu te loger précisément en face de son balcon. Gennaro! Gennaro!
DON APOSTOLO
Ce qui n'est pas sans danger, mon camarade ; car on dit ce digne duc de Ferrare fort jaloux de madame sa femme.
OLOFERNO.
Allons, Gennaro, dis-nous où tu en es de ton amoa- /ette avec la Lucrèce Borgia.
GENNARO
Messeigneurs ! si vous me parlez encore de cette horrible femme, il y aura des épées qui reluiront au soleil !
DONA LUCREZIA, sur le balcon, à part.
Hélas!
MAFFIO
C'est pure plaisanterie, Gennaro. Mais il me semble qu'on peut bien te parler de cette dame, puisque tu portes ses couleurs.