SCENE VI
DOCIA LUCREZIA, GENNARO.
(On voit toujours dans le Gorapartimmit Rustighdlo immobile derrière
* la porte masquée.)
DONA LUCREZIA
Gennaro l' — Vous êtes empoisonné !
GfNNARO.
Empoisonné, madfmnel
DONA LUCREZIA
Empoisonné !
GENNARO
J'aurais dû m'en douter, le vin étant versé par vous.
DONALUCREZIA.
Oh! ne m'accablez pas,' Gennaro. Ne m'Ôtez pas le peu de force qui me reste et dont j'ai besoin encore pour quelques instants. — Écôute»-moi. Le duc est jaloux de vous, le duc vous croit mon amant. Le duc ne m'a laissé d'autre alternative que de vous voir poignarder devant moi par Rustighello, ou de vous verser moinnême le poison. Un poison redoutable, Gennaro, un poison dont la seule idée faitpÀlir tout Italien qui sait l'histoire de ces vin^t dernières années...