SCÈNE IV
Les Mbmbs, L'EMPEREUR, puis GUANHUMARA,
puis RÉGINA.
t/empereur.
c'était moi 1
(Otbert laisse tomber le poignard. Job se lève et considère l'empereur . Guanhumara aTance la tète derrière le pilier à gaucbe et regarde.)
JOB , à Temperear.
Voos ?
OTBERT.
L'empereur !
l'empereur , à Job.
Le duc, notre père et ton roi, M'avait caché chez toi. Dans quel but? Je l'ignore.
JOB
Vous, mon frère !
l'empereur.
Sanglant, mais respirant encore, Tu me tins suspendu hors des barreaux de fer, Et tu me dis : « A toi la tombe ! à moi l'enfer 1 » Seul, j'entendis ces mots prononcés sur l'abîme. Puis je tombai....
JOB , joignant les mains.
C'est vrai. Le ciel trompa mon crime !
zoo LES BURGRAVES.
l'empereur.
Des pâtres m'ont sauvé.
JOB , tombant aux pieds de remperenr* Je suis à tes genoux I Punis-moi I Venge-toi !
l'empereur.
Mon frère, embrassons-nous Qu'a-t-on de mieux à faire aux portes de la tombe ? Je te pardonne!
(Il le relève et l'embrasse.)
JOB
O Dieu puissant I
GUANUUMARA, faisant un pas.
Le poignard tombe ; Donato vit I je puis expirer à ses pieds.
Reprenez tous ici lout ce que vous aimiez, Tout ce qu'avait saisi ma main froide et jalouse :
(A Job.)
Toi, ton fils George I
(A Otbert.)
Et toi, Régina, ton épouse I
(Elle fait un signe. Béginn, velue de blanc, apparaît au fond de la galerie de guuciie, chancelante, soutenue par les deux hommes masqués et comme l'bluuie. Elle aperçoit Otl)ert et vient tomber diin* ses bras avec un grand ci^i.)
RÉGINA
Ciell
(Otbert, Régina et Job se tiennent éperdoment embrassés.)
Régina ! mon père !
JoB, les yeux au ciel* O Dieu I