‹ Théâtre du Petit-ChâteauChapitre 204 sur 210 · PARTIE III, SCÈNE IV · texte numérisé non relu

PARTIE III, SCÈNE IV

GUANHUMARA, au fond du théâtre.

Moi, je mourrai !

Sépulcre, reprends-moi I

(Elle porte une fiole à ses lèvres. L'empereur Tayiveinent à elle.)

l'empereur.

Que fais-tu ?

GUANHUMARA

ai jure Que ce cercueil d'ici ne sorlirailpas \ide.

l'empereur.

Ginevra I

GUANHUMARA, tombant aux pieds de Temperear.

Donato, ce poison est rapide.,..

Adieu !

(Elle meurt.) L EMPEREUR, se relevant.

Je pars aussi. — Job, règne sur le Rhin.

JOB

Restez, sire I

l'empereur.

Je lègue au monde un souverain.

Tout à l'heure, là-haut, le héraut de Tempire

Vient d'annoncer qu'enfin les princes ont à Spire

Élu mon petit-fils Frédéric empereur.

C'est un vrai sage, pur de haine, exempt d'erreur.

Je lui laisse le trône et rentre aux solitudes.

Adieu 1 Vivez, régnez, souffrez. Les temps sont rudes !

Job, avant de mourir, courbé devant la croix,

J*ai voulu seulement, une dernière fois.

Étendre celte main suprême et tutélaire,

Comme roi, sur mon peuple, et sur toi, comme frère.

Quel qu*ait été le sort, quand l'heure va sonner,

Heureux qui peut bénir !

(Toas tombent à genoux sous la bénédiction de rempereor.) JOB^ lui prenant la main et la baisant.

Grand qui sait pardonner I

Page 1