ACTE III, SCÈNE IL i6i
UBILLA.
Il sera Richelieu !
DON MANUEL ARIAS
S'il n'est Olivarez !
UU Y BLAS , après avoir parcoam vivement ane lettre qa'il
vient d'oavrir.
Un complot! qu'est ceci? messieurs, que vous disais-je?
(Lisant.)
— .... « Duc d'OImedo, veillez. Il se prépare un piège « Pour enlever quelqu'un de très-grand de Madrid. »
(Examinant la lettre.)
— On ne nomme pas qui. Je veillerai. — L'écrit Est anonyme.
(Entre un huissier de cour qui s'approche de Rny Bla» avec une prufonde révérence. )
Allons! qu'est-ce?
l'huissier.
A Votre Excellence J'annonce monseigneur l'ambassadeur de France.
Ah 1 d'Harcourt ! Je ne puis à présent.
l'h UISSIER , 8*inclinant.
Monseigneur, Le nonce impérial dans la chambre d'honneur Attend Votre Excellence.
A cette heure? impossible.
(LMiuissier s'incline et sort. Depuis quelques instants un page est entré, vêtu d'une livrée couleur de feu, à galons d'argent, et s'est approché de Ruy Blas.)
RUY BLAS, l'aperce vant*
Mon page! je ne suis pour personne visible.
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iG2 RUY BLAS.
LK PAGE, bas.
Le comte Guritan, qui revient de Neubourg....
RUY BLAS, avec an geste de sarprise.
Ah ! — Page, enseigne-lui ma maison du faubourg. Qu'il m'y vienne trouver demain, si bon lui semble ; Va.
(Le page sort. Aax conseillers.]
Nous aurons tantôt à travailler ensemble. Dans deux heures, messieurs, revenez.
(Toas sortent et saluent profondement Ruj Blas.) (Ruy Blas, resté seul, fait quelques pas, en proie à une rêverie profonde. Tout à coup, à Tangle du salon, Li tapisserie s'écarte et la reine apparaît. Elle est vêtue de blanc avec la couronne en tète ; elle paraît rayonnante de joie et £xc sur Ruy Blas un regard d^tdmiration et de respect. Elle soutient d'un bras la tapisserie, derrière laquelle on entrevoit une sorte de cabinet obscur où l'on distingue une petite porte. Uuy Blas, en se retournant, aperçoit la reine, et reste comme pétrifié devant cette apparition.]