ACTE III
parapets, murez les portes, et la ville est sauvée, et nous serons vainqueurs... Tel est le langage que je leur ai tenu: je n'ai pas à en tenir d'autre devant le eonseil.
LES MÊMES, UN PARLEMENTAIRE, les yeux bandés, amené par un garde.
PERRIN
Rendez la lumière à Monsieur.
(Le garde ôte le bandeau au parlementaire.) LE PARLEMENTAIRE.
Commandant, une note que le duc de Brunswick , généralissime des armées combinées de Prusse et de l'Empire, m'a chargé de vous remettre.
PERRIN, lisant.
(( ... J'ofî're donc à la garnison, ou plutôt je lui demande de livrer aux troupes prussiennes les portes de la ville et celles de la citadelle, et de sortir dans les vingt-quatre heures, avec armes et bagages, à l'exception de l'artillerie. Mais si elle rejetait cette offre généreuse, elle ne tarderait pas à éprouver les malheurs qui seraient la suite nécessaire de ce refus. Elle serait soumise à une exécution militaire, et les habitants livrés à toute la fureur du soldat. » Messieurs, il n'y a pas de réponse, n'est-ce pas? Pas d'autre que le feu de la place.