‹ ThéâtreChapitre 139 sur 198 · LE PARLEMENTAIRE · texte numérisé non relu

LE PARLEMENTAIRE

Commandant, le roi mon maître honore le courage. Il connaît le vôtre. 11 vous sait un soldat sans peur, et que rien n'intimide ; ni le nombre, ni la force, ni les cent mille hommes que la prise de Longwy nous permet de réunir sous Verdun. Mais la défense est impossible. Qu'avez-vous pour résister? Nous avons tous les états de la place: un bataillon de Mayenne-et-Loire , un bataillon de l'Allier, un d'Eure-et-Loir, un de la Charente, un dépôt du B^*^ régiment de ligne, un dépôt du 9*^ chasseurs à cheval, des gardes nationales rejetées par nos uhlans dans votre ville... Et c'est tout. En armes, vous avez cinq cents fusils d'infanterie et de dragons... Yous avez trente fusils de rempart, quarante peut-être. 11 vous faut pour la défense de cette ville cent quinze pièces de canon... Vous en avez trente-deux!... Et vingt-quatre sont de tous calibres !... Dix mortiers... six pierriers... Oh! les chiffres sont justes... Et pour servir vos pièces, rien que des soldats de ligne dressés en quelques semaines par des officiers en retraite... Voilà ce que vous avez !... Et c'est avec cela...?

PERRIN, à Marceau.

Adjudant, reconduisez Monsieur, hors de la place, les yeux bandés...

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