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SCENE II Les Mêmes, JOSÉPHINE, Mademoiselle AVRILLON

JOSÉPHINE, à Junot.

Vous, mon cher duc ? Par quelle bonne chance à Saint-Cloud? Vous devenez trop rare !

JUNOT

Votre Majesté est mille fois bonne de l'avoir remarqué ! Les nouveaux amis de l'Empereur font un peu de tort aux anciens.

JOSÉPHINE

Ne croyez pas cela. Il leur est très fidèle. Ce qu'il a de plus doux au cœur, c'est sa jeunesse. Avez-vous

quelque chose à lui demander ? Il est à Paris en ce moment, mais je suis là, moi.

JUNOT

Votre Majesté me comble. Depuis longtemps Junot n'a plus rien à demander à son général. Je n'ai besoin. . . que de le voir un peu ! Quand il y a trop longtemps que je n'ai eu cette satisfaction, c'est comme un vide qui se fait dans ma cervelle, ça ne va plus !

JOSÉPHINE

Vous l'aimez bien, vous aussi ! Eh bien, attendez-le dans le palais. Il va venir, vous pourrez le saluer au passage i

MADEMOISELLE AVRILLON. entrant.

Madame...

JOSÉPHINE

Bien. Avrillon, tout de suite. (A Junot.) A toutà l'heure,

mon Cher duc. (Elle lui tend la main qu'il baise.) JUNOT, emmenant Roustan.

Toi, exagérer! Mamelucks pas gagné seuls bataille d'Austerlitz !

ROUSTAN. furieux.

Mamelucks gagné î... Mamelucks gagné !

(Ils sortent.) JOSÉPHINE, à M,te Avrillon.

Il est là ?

MADEMOISELLE AVRILLON

Oui, madame.

JOSEPHINE

Introduis le prince, et veille à ce que personne ne us dérange... et même ne nous entende.

ÇSlUf Avrillon lève une portière et Lucien parait. M,le Avrillon sort.)

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