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SCÈNE II LES SBIRES, ORLIZ, DANIEL, entrant en causant

ORLIZ, à Daniel.

11 paraît qu'on doit dire, en droit régalien. Snulo-Corse et non Corso-Sicilien :

Royaume réuni, capitale Palerme.

PREMIER SBIRE

Pardon, c'est Bastia.

ORLIZ, ^'avançant.

Plaît-il?

PREMIER SBIRE

Si l'épiderme Vous démange, jeune homme, on peut se dire un mot.

DEUXIÈME SBIRE

Parbleu ! c'est ennuyeux de croquer le marmot En attendant qu'il passe un faquin de Sicile.

DANIEL, au deuxième sbire.

Mon cher, je vous ai vu quelque part.

DEUXIÈME SBUŒ

Imbécile, Comme le lièvre, alors, derrière un romarin.

DANIEL

Mon ami, vous étiez plus gentil en marin.

( IRLIZ, au premier -Lire.

Vous étiez plus poli, par conséquent moins Corse.

ENGUERRAiNDE 309

PREMIER SBIRE, à Orliz.

Tu dis, Sicilien de malheur ?

ORLIZ

Ça se corse.

Salue un peu plus bas, mécréant. Ton chapeau Masque la cathédrale.

(Iljellcu bas le chapeau du sbire.)

PREMIER SBIRE On va changer de peau.

(Orliz elle premier sbire se battent.) ORLIZ

Changeons.

DANIEL

Tiens bon, Orliz.

(.Vu deuxième sbire.)

Homme au métier infâme, A genoux.

[DEUXIÈME SBIRE

Qui, moi'?... Lâche !

DANIEL, le saisissant au cou el l'étranglant.

Avale donc ton âme Tout debout ! Dieu verra ce qui s'y trouve inclus.

Le deuxième sbire tombe.)

ORLIZ. terrassé par le premier sbire.

A moi !

PREMIER SBIRE, sur ORLIZ

J'en ai mangé !

DANIEL

Tu n'en mangeras plus !

Il l'assomme d'un coup de poing.)

310 THEATRE D'EMILE L'ERGERAT

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