SCÈNE VII
GÉRALDINE, VALENTIN, PEPETTA
GÉRALDINE
Ah! mon petit suisse. (Elle s'attable et mange.)
(Pepetta sort un instant.
VALENTIN, il prend son chapeau.
Madame.
Vous vous en allez?
VALENTIN
Certes.
(Pepetta rentre.)
GÉRALDINE
Gomment?... Alors vous partez?... déjà?
VALENTIN
Un roi, fichtre! On ne lutte pas.
GÉRALDINE, mangeant.
Ça, que voulez-vous, c'est le négoce ! Mais, comme dans le petit suisse, quand il y en a pour un, on en trouve pour deux !... Voulez-vous ?
VALENTIN
Merci. Je n'ai plus faim.
GÉRALDINE
Dites donc, vous, je ne vous ai pas demandé de me sacrifier... votre position.
VALENTIN, il va au fond.
Je vous laisse à la vôtre.
GÉRALDINE
Bon appétit pour vos trois millions.
PEPETTA
Vous permettez que je vous reconduise ?
Je sais le chemin.
GÉRALDINE, le rappelant.
Monsieur, Gourdan,pour un homme si ordonné, vous oubliez quelque chose.
VALENT1N
Quoi donc ?
GÉRALDINE, montrant le portefeuille.
Ça.
VALENTIN
Je vous demande pardon.
GÉRALDINE
Il n'y a pas de quoi; il est à vous... Pepetta, remets à Monsieur son portefeuille.
VALENTIN, prenant le portefeuille.
Oui, vous êtes une bien charmante créature, mais partager le petit suisse... je ne pourrais pas !
PEPETTA
Quelle âme de propriétaire! (Valentin sort.) Madame l'échappe belle !
GÉRALDINE
Et lui donc î
RIDEAU