SCENE V GÉRALDINE, VALENTIN
Mais ils s'aiment ! Oh! cet amour-là, l'avoir eu! Bonsoir. Eh ! bien, vous ne me voyez pas ?
VALENTIN
Pardon...
GÉRALDINE
Vous étiez dans la lune.
VALENTIN
Oui, j'y cherchais la clef d'un mystère. Qui est cette jeune fille?
GÉRALDINE
Pepella vous l'a dit : Florette!
VALENTIN, ironique.
Des scènes de genre? allons donc!
GÉRALDINE
Mais il y en a qui sont mères de famille! Gomment la trouvez-vous?
VALENTIN, la regardant.
Je ne sais plus.
GÉRALDINE
Comment, vous ne savez plus?
VALENTIN
Je le savais toul à l'heure, je l'ai oublié en vous voyant.
Laissez donc : Florette est mieux que moi.
VALENTIN
Pas ce soir. C'est comme un défi.
GÉRALDINE
Si vous étiez malin, vous, mais voilà !...
VALENTIN
Je m'en irais, c'est ce que vous voulez dire.
GÉRALDINE
Pas du tout./ Je vous garde. Quelle idée!
VALENTIN
Qu'est-ce que je ferais si j'étais malin?
GÉRALDINE
Vous ne vous y connaissez pas en femmes! Ce n'est pas votre faute. Vous débutez... Novice!
VALENTIN
Est-ce à moi ce soir que vous parlez ainsi? Je remonte dans la lune.
Ce serait si gentil, après le souper, vers une heure et demie, vous vous en iriez tons les deux, bras dessus, bras dessous, comme deux anges, vous êtes si bien appareillés !
VALENTINE
Nous, qui?
GÉRALDINE
Elle et vous! On vous marierait sans confession.
Ah!
VALENTINE
GE RADINE
Vous savez que je ne vous en voudrais pas du tout.
VALENTIN
De quoi?
GÉRADINE
De me lâcher pour elle, parole !
VALENTIN
C'est se moquer du monde... Et ce souper?
GÉRALDINE
Restez-y.
Pour qui?
Pour Florette.
N'y comptez pas.
GÉRALDINE
VALENTIN
PETlfE MÈRE 135