JACQUES, ROSE
ROSE Allons, du courage, mon enfant ! rien n'est perdu, tu vois.
JAGQOBS
Rien n'est perdu, non ! Oue nous reste-t-il donc. Rose '? Moi, je suis déshonoré !... Elle '.'... son mari sait tout maintenant, car tu lui as tout appris, malheureuse ! Ah ! ne pouvais-tu nous laisser seuls comme je t'en avais priée ! Tu as fait là de belle besogne, tu peux être fière !
ROSE
Si j'ai mal agi, Jacques, c'est la faute de mon cœur ! Mais tu me parles durement !
JACQDES
Que vais-je lui dire à cette femme que tu viens de perdre ? N'était-ce pas assez de son imprudence ? Fautil que tu y ajoutes la tienne ? Tu prétends que tu m'aimes, et quand je te supplie, à genoux, au nom de ton fils, tu me menaces de te venger sur elle... Elle qui ne t'a rien fait!... Si c'est là ton amour, il est cruel, ma bonne, et je me serais bien passé de cet amour-là.
ROSE Tu me fais du chagrin, Jacques.
JACQUES Comment la sauver, maintenant ? Me le diras-tu. toi ?
ROSE Je ne suis pas assez savante, mon enfant; mais voici madame qui te conseillera mieux sans doute. Mes larmes suffiraient à m'en empêcher.
[Entre I lotilde.
JACQI ES
Mère Rose !
ROSE
Non, tu m'as blessée!...
(Elle sort.)