SCENE VIII
Les Mêmes, ROSE
Je pars, mère Rose. Pardonnez-moi, j'ai été injuste tout à l'heure !
ROSE
Ne parlons plus de cela ! où donc vas-tu ?
.1 A CHUES
Mais... je sors, voilà tout.
ROSE
Tu ne peux pas, mon enfant ; tu as promis à ce monsieur de l'attendre.
JACQPES
Mais... je reviendrai... peut-être... je reconduis madame.
ROSE
Chez elle '?... Qu'as-tu donc ?... oh ! prends garde... il ne faut pas mal faire, Jacques.
ÇLOTILDE
Ah ! laissez-le, madame, vous l'impatientez.
ROSE
Tu fuis avec elle ?
JACQUES
Eh bien oui !
ROSE
Et moi ?
JACQUES
Je t'écrirai... tu viendras nous rejoindre.
ROSE
Jamais !
CLOTILDE
Eh bien, vous ne viendrez pas, voilà tout.
ROSE
Tu la laisses dire?... Va-t'en alors ! moi je resterai au lit de ta fiancée ; il y a une belle place à prendre.
CLOTILUE
Taisez- vous !
JACQUES
Ah ! c'est infâme ! je ne partirai pas. Pardon, mère Rose.
CLOTILDE
C'est bien : je sais ce qu'il me reste à faire ! Roulement
de voiture.)
JACQUES
M. Mauvilain, c'est lui. Ah ! rentrez là.
CLOTILDE
Je ne franchirai cette porte que pour fuir avec toi, Jacques. Choisis, toi... ou lui !
Mais vous nous perdez.
CLOTILDI-:
11 monte.
JACQUES
Mais je ne vous aime pas, madame, j'aime Éva '■
(Clotilde pousse un cri eu reculant, Mauvilain parait, il est d'une pâleur mortelle.)