SCÈNE IV ROGER, FOURMER, pn.s ALPHOXSINE
Roger. — Quoi?
FoLRMER. — Ainsi votre parti est pris, vous allez bénévolement vous dépouiller de votre fortune?
Roger — Oui. Ni la misère, ni le travail ne me font peur.
FocRMER — Une question. Que forez-vous ensuite?
Roger. — Je reprendrai ma place à l'usine Dirsher.
FoLRMER. — Parfait I J'attendais la réponse. Eh bien, écoutez-moi. Tant que vous gardiez cette place par nécessité, je n'avais ni observations à vous faire, ni conseils à vous donner. Je vous aurais vainement alarmé. Mais aujourd'hui je me reprocherais comme un crime de ne pas vous prévenir de votre état. Tout travail doit vous être interdit. Rester devant votre bureau de huit heures du matin à huit heures du soir, aligner des chiffres, faire delà correspondance, est au-dessus de vos forces. (Gestes de Roger. — Net.) C"est votre mort dans six mois ou un an, là. Je suis brutal. Vous m'y forcez.
Roger, haussant les épaules. — Si VOUS croyez m'effrayer, comme un enfant, par de pareilles menaces!
Fourrier. — Vous en riez? Eh bien, je vous donne ma parole d'honneur, ma pa-ro-le d'hon-neur qu'elles sont sérieuses. Vous êtes atteint d'anémie cérébrale. 11 y a deux, ans déjà, je vous prescrivais un repos absolu. Depuis le mal a empiré. Un travail absorbant et continu vous achèvera.
Roger, chancelant. — Ah!
Fourmer, le voyant pâlir, s'approche vivement do lui. —
\h ! diable, je réponds de vous, à la condition que vous vous soigniez.... 11 faut vivre animalement de la vie des