‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 153 sur 170 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

Jeax. — Ce n'est pas nous qui vous y avons mise.

Madame Armières. — Songez que Marguerite, votre sœur....

Jean. — Je ne connais que Valentine.

Vali-.ntine. — Sommes-nous moins tes enfants qu'elle? Et si tu ne parlais que de Marguerite I Étrangère à nos querelles, innocente et faible, j'hésiterais à lui infliger un chagrin. Je sais trop l'amertune des larmes.... Mais l'avenir t'effraye moins pour elle que pour Monsieur Armières.... C'est lui qu'il s'agit de sauver. A cela, je ne t'aiderai pas.

Jean. — Un homme qui occupe ici une place usurpée, d'où il a chassé notre père!

Vale.nti.ne. — Il t'importerait peu que nous fussions réduits à la misère pourvu que ton mari soit délivré de ses soucis.

Jean. — Il ne prendra pas une fortune qui nous appartient.

Madame Armières. — Vous ne pensez qu'à cet argent.

Jean. — Il n'y a plus d'autres liens entre nous. Cette fortune, qui nous vient de notre grand-père, je ne permettrai pas qu'on y touche.

Valentine. — Ou, si, libre d'en disposer à ton gré, tu la donnais, tu ne serais qu'une mauvaise mère.

Madame Armières, avec un cri décliiraiii. — Ah!

Page 1