SCENE PREMIÈRE ARMIÈRES, MARGUERITE, puis TERNAiND
Marguerite, entrant. — Puis-je entrer, maintenant?
Armières, vivement. — Non. Non. J'attends quelqu'un,
Marguerite. — Voilà qui est singulier. Maman aussi attendait une visite dont elle était inquiète par avance. A mon retour, je l'ai trouvée comme bouleversée. Puis vous m'avez gentiment renvoyée dans ma chambre pour causer plus tranquillement entre vous... Ma grand'mère est partie'/
Armières. — Elle est avec la mère.
Marguerite, passant. — Alors, je vais...
Armières, la retenant. — Non, laisse-les.
Marguerite, soupçonneuse. — Que se passe-l-il donc?... Tu n'as pas de souci? pas d'ennuis? La personne qui est venue n'a pas apporté une mauvaise nouvelle?
Armières, un pou nerveux. — Mais non, ma chérie... non, non,., je n'ai pas de soucis, pas d'ennuis... seulement... (Ternand parait.)
Armières, allant à lui. — Ahl te voilà.
272 LA MAISO' D'ARGILE.
Marguerite. — Tiens! Bonsoir, mon parrain!
Terxasd. — Bonsoir, Marguerite! (à Armières.) Je viens de recevoir ton mot.
Armières. — Et tu es accouru... merci !
ÏERNAND. — Qu'y a-t-il?
Armières. — Attends. (A Marguerite.) Mon enfant....
Marguerite. — « Veux-tu aller dans ta chambre.... » J'attendais cette phrase.
AniiiÈREs. — Vue conversation d'affaires ne saurait t'intéresser....
Marguerite. — Bien.... bien... Je m'en vais. Au revoir, mon parrain!
Terna^d. — Au revoir, petite!
Marguerite sort lentement, mais par le fond et en retournant la tclè. Elle laisse la porte ouverte derrière elle.