‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 156 sur 170 · SCENE PREMIÈRE ARMIÈRES, MARGUERITE, puis TERNAiND · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE ARMIÈRES, MARGUERITE, puis TERNAiND

Marguerite, entrant. — Puis-je entrer, maintenant?

Armières, vivement. — Non. Non. J'attends quelqu'un,

Marguerite. — Voilà qui est singulier. Maman aussi attendait une visite dont elle était inquiète par avance. A mon retour, je l'ai trouvée comme bouleversée. Puis vous m'avez gentiment renvoyée dans ma chambre pour causer plus tranquillement entre vous... Ma grand'mère est partie'/

Armières. — Elle est avec la mère.

Marguerite, passant. — Alors, je vais...

Armières, la retenant. — Non, laisse-les.

Marguerite, soupçonneuse. — Que se passe-l-il donc?... Tu n'as pas de souci? pas d'ennuis? La personne qui est venue n'a pas apporté une mauvaise nouvelle?

Armières, un pou nerveux. — Mais non, ma chérie... non, non,., je n'ai pas de soucis, pas d'ennuis... seulement... (Ternand parait.)

Armières, allant à lui. — Ahl te voilà.

272 LA MAISO' D'ARGILE.

Marguerite. — Tiens! Bonsoir, mon parrain!

Terxasd. — Bonsoir, Marguerite! (à Armières.) Je viens de recevoir ton mot.

Armières. — Et tu es accouru... merci !

ÏERNAND. — Qu'y a-t-il?

Armières. — Attends. (A Marguerite.) Mon enfant....

Marguerite. — « Veux-tu aller dans ta chambre.... » J'attendais cette phrase.

AniiiÈREs. — Vue conversation d'affaires ne saurait t'intéresser....

Marguerite. — Bien.... bien... Je m'en vais. Au revoir, mon parrain!

Terna^d. — Au revoir, petite!

Marguerite sort lentement, mais par le fond et en retournant la tclè. Elle laisse la porte ouverte derrière elle.

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