ACTE DEUXIÈME
TOUS comprenez... on a dû le rappeler, peut-être par dépêthe... la situation de la Compagnie....
R.v^DO. 'Il lui coupe la parole en lui monlraiit Léon.) — X
propo; de nouvelles, les journaux annoncent les fiançaillesde Mlle d'Angervil'e.
CHA^vRD. — Oui, j'ai vu... (amer). Il pense à marier sa fille., .en ce moment.
Entre Vigoureux portar.t un gros volume.
YiGoiiErx. — Ces messieurs ne sont pas là?
CîiAViiD. — Pas encore, monsieur Vigoureux. (Désignan le volume). Qu'est-ce que c'est ?
YiGocEux. — La liste des journaux qui touchent : la publicit( (Comme Léon est sorti, Vigoureux s'approche de Rando.) Dites don, les actions de la Nouvelle-Afrique ont encore baissé hîr.
ÎU.NDO. — Oui.... Quinze francs.
ViGOURLx. — Elles baissent depuis trois semaines. AvGz-vou vu le nouvel article de la Quotidieniie, ce malin?
Raxdk. — Non.
ViGoiifux. — • Il paraît que ça devient grave là-bas. Le propète....
Raxd* — Xégou-Abdou?
ViGouîux. — Négou-Abdou et ses bandes auraient attaqué os ouvriers.
PiANDC — Et l'empereur? Ne peut-il commander qu'on eipoigne ce Négou-Abdou, qu'on le pende?
ViGOLTcx. — Sale bédouin! On était si tranquille avant so arrivée! Tout de même, on pouvait le garder en Alger au lieu de Tenvoyer chez nous. Les actions qui valaiu treize cents francs en valent onze cents aujourd'hu
P1A..ND0. — Une hausse est certaine à rachèvemeiï des travaux, ou avant, si l'on découvre des mines d'or dans nos terrains I... Vous souriez, monsieur Chavard7
Chavard. — Moi?... ^'on!... Mais j'ai connu le? sociétés les plus prospères, les plus florissantes. Jai été employé, payé par elles. Je n'ai jamais acheté é leurs titres. Bien m'en a pris. Ils valent quarante sms aujourd'hui.
Rando. — La Nouvelle-Afrique....
Chavard. — Hé!... Hé!... les administratars paraissent soucieux.
Vigoureux. — A cause de la campagne mené contre eux par M. D'Urth dans son journal et à la Barse. Au fond, ils sont tranquilles. Nous aussi. Nous saons bien que les cours remonteront. On annonçait hir que de gros achats allaient être faits. Tout le monde eut de la Nouvelle-Afrique. . . .
Chavard. — Oui... oui... de gros achat... A la Banque Universelle, huit jours avant la catasrophe....
Vigoureux. — La catastrophe? Vous avez de mots!...
Chavard. — Il y avait aussi de gros achats... Tétaient les administrateurs qui les faisaient faire en 90is-main.
VlGOURElT, inquiet. — Et VOUS SUppOSCZ?
Chavard. — Je ne fais aucune supposition. Jœaconte ee que j'ai vu.
Entre Ilermann Klobb. Oaï saluo.
Klobb. — Comment, ces messieurs ne ont pas encore là?
Chavard. — Non, monsieur l'administratir, pas encore. Voici, monsieur l'administrateur, la lOte que vous m'avez demandée.
Klobb. — Merci. Rando?
Rando. — Un rapport pour M. le Président