ACTE PRECHER. liO
Roger. — Bah ! Je peux faire la grasse matinée, maintenant. Je ne me lève jamais avant huit heures. Donc, j'étais en train de lire, quand j'ai trouvé au beau milieu du volume, devinez quoi? Un billet de mille francs.
Renk. — Ah ! père... vite la clé de la bibliothèque.
Madame Four.mer. — Qui l'avait mis là?
Roger. — Mon cousin, à n'en pas douter. C'était un original. Nous avons trouvé chez lui de l'argent dans tous les coins.
Madame Roger. — Derrière les meubles, sous l'armoire.
Alphojs'slne. — Il y avait même des obligations dans sa paillasse.
Madame Fournier. — Etrange individu, décidément. Marie est dans le fond avec Fournier.
Madame Roger. — In peu timbré, je crois. Il vivait comme un ours, seul, dans sa maison, avec mademoiselle Manon... sa maîtresse.
René. — Et dur, avec cela!
Alphonsine. — Et avare! Parions qu'il s'était brouillé avec toi pour n'avoir pas à te prêter de l'argent.
Roger. — Allons! Allons! Il est mort!
Ikux heures sonnent.
Alphonsi>"e, debout. — Deux heures déjà? (à Marie.) Et nous dcTons être chez la couturière à la demie. Je cours m'habiller.
Madame Fournier. — Je sortirai avec vous.
Alphonsine sort, suivie par la petite Jeanne.
Fournier. — Je ne tarderai pas à partir, moi aassi.... Quelques malades à visiter.
Marie. — Oh! d'abord, venez voir le cadeau de père.
Fournier. — Je vous suis. (A Roger.) >{'accorderez-vous cinq minutes tout à l'heure?
150 LE BIEN D'AUTRl'I.
Roger. — Dix, si vous voulez.... D'ailleurs, j'ai moimême à vous entretenir. Foumicr et Marie sortent.