‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 80 sur 170 · SCÈNE II ROGER, MADAME ROGER, MADAME FOURNIER, RENÉ · texte numérisé non relu

SCÈNE II ROGER, MADAME ROGER, MADAME FOURNIER, RENÉ

Madame Roger prend les tasses éparses sur la cheminée, la table, et les remet dans le plateau. — René se promène à travers le salon, puis il disparaît.

Madame Four^mer, insinuante. — En somme... et malgré cette mademoiselle Manon, vous avez fait un héritage encore respectable ?

Madame Roger. — Mon Dieu, oui.

Madame Fournier. — Et qui aurait été plus important encore, si votre cousin eût mené une vie régulière, au lieu d'introduire des filles dans sa maison. La connaissait-il depuis longtemps, la dernière?

Madame Roger. — Trois ou quatre ans.

Madame Fournier. — En quatre ans, elle a du faire sa pelote. (Même jeu.] Sans elle, vous seriez peut-être millionnaires.

Roger. — Olil non.... Vous plaisantez!

Madame Fodrnier. — Enfin, il vous est resté plus de... plus de... cinq cent mille francs.

Madame Roger. — Six cent trente mille, chère madame. E'l6 sort en emportant le plateau.

Roger, riant. — Sans compter les mille francs d'hier

au soir. (Madame Fournier se lève.) VouS partez ?

Madame Fourxier. — Et vous-même, ne sortez-vous pas

Roger. — Non.... J'attends Muller.

Madame Fourmer. — Ah! oui... au fait, le mai'i d'Alphonsine, votre gendre. Il vous a prié de lui accorder un entretien. Sans doute, il se mord les doigts d'avoir

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