ACTE PRFMIER
demandé le divorce et il vient vous proposer de reprendre AlpJionsine. Il vous sait riche, et...
Roger. — Je ne le recevrais pas, si je lui supposais cette arrière-pensée.
Madame Fourmer. — N'allez pas vous laisser enjôler par lui! Qu'Alphonsine attende paisiblennent la fin de son procès. Qu'elle divorce.
Roger. — Elle n'y tient guère, et moi pas davantage.
Madame Fourrier. — Libre, elle trouverait dix partis pour un avec la dot que vous pouvez lui faire aujourd'hui. (Elle met ses ganis.) 11 est fort heureux que votre cousin n'ait pas eu le temps de tester. Il était homme à laisser une partie de sa fortune... à cette fille.
Roger. — Il le lui avait promis, disait-elle.
Madame Fourmer. — La drôlesse!
Roger. — Il revenait de voyager dans le Midi avec elle, quand il fut frappé d'une attaque d'apoplexie. Son médecin me manda en toute hâte. Je trouvai mon cousin expirant. Il fit un geste, balbutia quelques paroles., où nous ne comprîmes rien....
Madame Fourmer. — Tant mieux! Il demandait peutêtre son notaire.
Roger. — J'aurais voulu connaître ses dernières volontés. Quelles qu'elles fussent, et pourvu qu'il en comprît la portée, elles auraient été sacrées pour moi.
René, entrant. — Père, M. Silvère est là. Tu n'as pas le temps de le recevoir, hein ?
Roger. — Mais si fait... si fait.... (Passant à gauche. -- A Madame Fomnier.) Deiix minutes.... Vous permettez?
Remé. — Ne peut-on te laisser fumer tranquillement un cigare?
Roger. — Oh! Un vieux camarade de l'usine....
Il sort.